Mobilité Erasmus+ : le retour d'expérience d'Emmanouil Vasilakis à Vienne

« Même une mobilité courte peut être très productive lorsqu’elle est bien anticipée. »
À travers le programme Erasmus+, de nombreuses opportunités de mobilité internationale s’offrent aux doctorants. Une expérience précieuse pour enrichir leur parcours au contact d’équipes de recherche à l’étranger, développer de nouvelles collaborations et ouvrir leurs perspectives scientifiques.

Emmanouil Vasilakis, doctorant en informatique au sein du LAMSADE de l’Université Paris Dauphine – PSL, revient sur son séjour à la Technische Universität Wien (Autriche) et partage ses impressions.
Quelles ont été vos principales activités pendant ce séjour ?
Pendant ma mobilité, j’ai principalement travaillé sur un nouveau projet de recherche collaboratif avec l’équipe locale. Ce projet portait sur des questions en algorithmique et en complexité paramétrée, en lien direct avec les problématiques de ma thèse.
Ce qui rend cette expérience particulièrement intéressante, c’est qu’elle s’inscrit dans la durée : la collaboration initiée sur place se poursuit encore aujourd’hui, avec l’objectif de soumettre prochainement un article scientifique.
Par ailleurs, mon immersion au sein du groupe de recherche a été très enrichissante. Le fait de partager le quotidien des doctorants m’a permis d’échanger de manière informelle, de discuter de problèmes ouverts et de découvrir d’autres façons de travailler et de penser la recherche.
Quels bénéfices avez-vous tirés de cette expérience ?
Sur le plan scientifique, cette mobilité a été particulièrement bénéfique. Elle m’a permis de développer une nouvelle collaboration internationale, de découvrir de nouvelles approches méthodologiques, et d’enrichir mes outils et ma manière d’aborder certains problèmes de recherche.
Ces échanges m’ont aidé à prendre du recul et à aborder mes travaux avec une perspective plus large et complémentaire.
Sur le plan professionnel, cette expérience m’a également permis de découvrir un autre environnement académique européen, d’élargir mon réseau et de renforcer mon autonomie dans mes travaux de recherche. Elle m’ouvre aussi de nouvelles perspectives de collaborations à l’international.
Et sur le plan personnel, que retenez-vous de cette mobilité ?
Au-delà de l’aspect scientifique, cette mobilité a été très enrichissante sur le plan humain. Elle m’a permis de découvrir une nouvelle ville, un nouvel environnement académique et une autre culture.
J’ai particulièrement apprécié la qualité de l’accueil et l’accessibilité des chercheurs et doctorants sur place. Les échanges informels ont joué un rôle essentiel, aussi bien au niveau scientifique qu’humain.
Et, sur une note plus légère : si la célèbre Sachertorte ne m’a pas entièrement convaincu, le schnitzel, lui, a largement compensé cette petite déception !
Quel conseil donneriez-vous à un doctorant qui envisage de partir en mobilité Erasmus+ ?
Je conseillerais de bien préparer sa mobilité en amont : identifier les chercheurs que l’on souhaite rencontrer, définir les questions scientifiques à aborder, et si possible initier des échanges avant le départ.
Même une mobilité courte peut être très productive lorsqu’elle est bien anticipée. C’est une excellente opportunité pour lancer de nouvelles collaborations, confronter ses idées ou encore découvrir de nouvelles méthodes de recherche.
Plus largement, Erasmus+ permet d’élargir son réseau, de gagner en autonomie et de s’intégrer pleinement dans la communauté scientifique internationale.
Envie de vous lancer ?
Le programme Erasmus+ constitue un véritable levier pour dynamiser votre parcours doctoral et enrichir votre expérience scientifique et humaine.
